Qui suis-je
Ce qui m’a
amené ici
Ce chemin est né d’un besoin de donner plus de place à ce qui m’anime depuis longtemps : l’écoute, la présence, et l’accompagnement de l’humain.
Olivier
Comparato
Je suis psychopraticien en maïeusthésie, formé selon l’approche de Thierry Tournebise. Je reçois en cabinet à Biganos et je me déplace à domicile sur le Bassin d’Arcachon et le Val de l’Eyre.
Je viens aussi de l’informatique et du développement web. Ce parcours, différent en apparence, fait pleinement partie de mon histoire.
Au-delà des métiers, ce qui m’anime, c’est le lien humain. Les échanges vrais, ceux où l’on peut parler sans jouer un rôle, sans chercher à paraître plus fort ou plus solide que l’on ne l’est. Je tiens à la transmission, à la sincérité, au respect des histoires de vie. Et à l’amour aussi, non pas comme une idée abstraite, mais comme une façon concrète de regarder l’autre : avec considération, avec délicatesse et dans son entièrete.
Je crois que chacun porte quelque chose de précieux, même dans ce qui paraît confus, douloureux ou difficile à expliquer. Je cherche à offrir un espace où l’on peut être accueilli tel que l’on est, avec ce que l’on porte et ce que l’on ne sait pas encore dire. Derrière le praticien, il y a un chemin, des racines, des rencontres qui ont tout changé. C’est ce que je vous invite à découvrir ici.
Un second chemin
Pendant des années, j’ai exercé dans l’informatique et le développement web, en accompagnant des personnes, des artisans et des indépendants dans leur quotidien numérique. Ce métier m’a appris la patience, le sens du détail, et l’importance de comprendre une demande sans aller trop vite.
Mais l’écoute a toujours dépassé le cadre professionnel. Dans mon travail comme dans ma vie personnelle, avec des amis, des proches ou au fil de certaines rencontres, il m’est souvent arrivé d’être celui à qui l’on se confie. De ces échanges revenait souvent la même impression : celle d’un espace où la parole pouvait se déposer librement, sans jugement. Ils m’ont peu à peu confirmé que l’écoute occupait une place importante en moi depuis longtemps.
Quelque chose d’autre cherchait pourtant aussi à s’exprimer. Pas évident à nommer au départ. Comme la sensation de passer à côté d’une part essentielle de moi-même. Depuis 2018, l’idée d’une reconversion vers l’accompagnement faisait son chemin. Il ne s’agissait pas seulement de changer d’activité, mais de me rapprocher de ce qui faisait profondément sens : être davantage au contact de l’humain, écouter ce qui se vit, et accompagner ce qui demande à être reconnu.
En 2021, j’ai entamé un travail personnel qui a confirmé cette direction. Puis, en 2024, j’ai commencé ma formation à la maïeusthésie.
Avant cela, je m’étais déjà intéressé à d’autres approches humanistes : la communication non violente, les travaux de Carl Rogers sur l’écoute et la relation d’aide, ainsi que la psychologie humaniste d’Abraham Maslow. Ces lectures faisaient écho à ce qui comptait déjà pour moi : la présence, la qualité du lien, le respect de la personne et de son vécu.
En découvrant la maïeusthésie, j’ai trouvé une approche proche de ma manière d’être : une écoute sensible, directe et respectueuse, qui ne cherche pas à corriger la personne, mais à accueillir ce qui demande à l’être.
La maïeusthésie est devenue un second chemin professionnel, mais pas une rupture. Elle donne simplement une place plus claire à ce qui m’anime depuis longtemps : l’écoute, le lien humain, et l’attention portée à ce qui se vit en chacun.
« Ils ne sont plus là, mais ils font encore partie
de ce que je porte »
Une histoire de liens
et de transmission
Je suis petit-fils de grands-parents immigrés siciliens. Cette histoire compte pour moi. Elle fait partie de ce que je porte et de mes racines : une mémoire familiale, des liens forts, une manière de vivre où l’amour, la présence et le sens de la famille avaient une place essentielle.
Mon grand-père était maçon. Il a passé une grande partie de sa vie à bâtir, à travailler la matière, à faire tenir les choses debout. Ce métier disait quelque chose de lui : une présence simple, concrète, une force discrète, une manière d’avancer sans beaucoup parler, mais avec constance.
Ma grand-mère portait une autre forme de force. Elle parlait beaucoup d’amour, de famille, de lien. Chez elle, ces mots n’étaient pas seulement des idées : ils faisaient partie d’une manière de vivre, de rassembler, de prendre soin, de rappeler l’importance d’être présents les uns pour les autres.
À travers eux, puis à travers ma mère, j’ai reçu une certaine manière d’habiter les liens : construire, tenir, faire sa part, mais aussi aimer, rassembler, continuer à avancer même lorsque les choses sont difficiles. Une douceur affirmée, une constance tranquille, qui font aussi partie de ce que je porte.
Cette histoire familiale me parle d’autant plus que la maïeusthésie s’intéresse aussi à ce qui nous traverse au-delà de notre seule histoire individuelle. Le transgénérationnel et le transpersonnel ne sont pas pour moi de simples notions théoriques : ce sont des réalités que je peux relier à mon propre parcours, à mes racines, à ce qui m’a été transmis.
Aujourd’hui, je ne regarde pas cette histoire comme un poids, mais comme une matière vivante. Elle m’aide à comprendre combien chacun avance avec ce qu’il a reçu, ce qu’il a traversé, ce qu’il porte parfois sans le savoir. Elle nourrit aussi ma manière d’accompagner : avec respect pour les histoires familiales, pour les silences, pour les liens, et pour ce qui cherche encore à trouver sa juste place.
Pourquoi
La Cœurdonnerie ?
La Cœurdonnerie est née d’un jeu de mots, mais pas seulement. Il y a le cœur, bien sûr. Et puis l’image de la cordonnerie : des lacets que l’on renoue, des fils que l’on reprend, une couture qui retrouve peu à peu sa tenue en l’accompagnant avec patience. Une manière simple de parler du lien, de ce qui nous relie aux autres, à notre histoire, et parfois à ce qui s’est défait en nous.
Ce nom est aussi un clin d’œil à mon père, Angelo fils d’immigrés siciliens, qui était cordonnier. Enfant, j’allais souvent avec lui à son atelier, les samedis ou pendant les vacances. Je le regardais travailler avec admiration : ses gestes précis, sa patience, son soin du détail. Mais ce qui me marquait peut-être encore plus, c’était l’humain qui se dégageait de lui autant que l’amour qu’il mettait dans son travail.
Il était apprécié pour sa générosité, sa simplicité, sa façon d’accueillir les gens et d’aimer la vie. Je me souviens de ce regard d’enfant sur lui : l’admiration pour ses gestes, bien sûr, mais surtout pour ce qui se dégageait de lui. Sa présence comptait autant que son savoir-faire, peut-être davantage. Sa cordonnerie n’était pas seulement un lieu où l’on venait réparer une chaussure : c’était aussi un lieu de passage, de rencontre, de lien.
C’est aussi cela que j’ai eu envie de faire vivre à travers La Cœurdonnerie : un endroit simple et humain, où l’on peut venir déposer quelque chose de soi, être accueilli sans jugement.
Je ne cherche pas à “réparer” les personnes. Ce n’est pas le sens de la maïeusthésie. Mais quelque chose de cet héritage reste vivant en moi : prendre soin de ce qui est là, aider à relier ce qui s’est séparé, permettre à chacun de retrouver une place plus juste dans son histoire.
La Cœurdonnerie, c’est donc à la fois un hommage, une racine, et une manière de dire ce qui m’anime : écouter, accueillir, relier, aimer les gens et la vie avec simplicité.
Il mettait autant de cœur à faire son métier qu’à accueillir les gens. C’est cet héritage-là que j’ai voulu garder.
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Un atelier
Pas un cabinet froid. Un lieu de rencontre, où l’on peut venir avec ce qui est là, être accueilli simplement, et prendre le temps de se retrouver.
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Un héritage
Comme un artisan observe avant d’agir, la maïeusthésie commence par reconnaître ce qui est là. Non pour corriger ou réparer, mais pour accueillir ce qui demande une place.
Dans l’atelier de mon père, j’ai compris quelque chose :
on ne prend pas soin seulement avec les mains, mais aussi avec la manière d’être là.
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